La guerre scolaire

 

 

La fin du 19ème siècle fut marquée par la « guerre scolaire » qui secoua tout le pays. En 1879, le gouvernement de gauche fit voter une loi scolaire, dite « loi Van Humbeck » du nom du ministre de l’Instruction publique, loi rebaptisé par les catholiques « loi de malheur ». Celle-ci disposait que le cours de religion serait remplacé, à l’école primaire, par un cours de morale. L’enseignement religieux étant relégué, avant ou après les classes, dans un local particulier; il devait être donné par le curé et non plus par l’instituteur communal. En de nombreuses communes, le clergé et les catholiques réagirent en créant à leurs frais, des écoles libres. Après la défaite du gouvernement de gauche en 1884 et la suppression de la « loi Van Humbeck », beaucoup d’écoles libres disparurent.

 

L’Abbé N-J LENOIR en 1905, était arrivé à Gérouville en 1890 a été un grand défenseur de l’enseignement chrétien dans les diverses paroisses qu’il administra, Willancourt, Gérouville et Habay La Vieille. Il passa cependant la plus mauvaise période, au point de vue politique, de son pastorat à Gérouville. Ce prédicateur, un peu timide, a beaucoup souffert à Gérouville. Une école catholique fondée par son prédécesseur Mr l’abbé& OUTER, avec l’aide de Mrs GUICHARD, DUCPETIAUX Edouard et BRIAVOINE Valentin avait fermé ses portes, on ne sait pour quelle raison semble-t-il. L’abbé LENOIR quitte sa paroisse en 1896 pour Habay-La-Vieille. Son successeur Louis TILLIERE, ancien curé de Houdemont, rouvrira de nouvelles écoles en Octobre 1896, selon les dires de l’abbé LAURENT,

N-J LENOIR avait laissé tomber l’école vraisemblablement parce que le personnel enseignant était entièrement pratiquant dans les écoles communales. Mais dans les dernières années de son pastorat à Gérouville, le personnel commença à être remplacé, alors les difficultés devinrent de plus en plus grandes et il souffrit beaucoup de ce chef. On alla jusqu’à arracher une fenêtre du presbytère avec un croc. C’est à ce moment que le curé de Limes, a été au moment des élections jeté dans une porcherie. Et l’hostilité se manifestait en ces années-là non seulement par les nombreuses familles libérales, mais aussi par l’école.