Famille BOUILLON

 

  

Un ancêtre de cette famille était vraisemblablement originaire de Bouillon.
Nous rencontrons pour la première fois ce nom à St-Hubert en 1572 : "Thibaut Bouillon" porte plainte en justice pour propos injurieux contre son épouse Anne le Gongar.
Les registres paroissiaux notent en 1638, une Marie BOUILLON épouse de André HAILLEUX; en 1640, on voit le baptême de Jean, fils de Michel BOUILLON et Apolline X...

A cette époque un autre Jean BOUILLON originaire de Libin, acheta une maison à LORCY en 1626. (R.T.) Il épousa Jeanne BEUVEGE. Nous leur connaissons comme enfants : Libert Bouillon, probablement l'ainé de la famille, qui devint bailli; un autre, Toussaint Bouillon, qui fut chanoine de Nassogne; et un troisième, Lambert Bouillon, Abbé de Liessies.
La mère, Jeanne BEUVEGE, doit s'être unie en secondes noces à Jean de la Hérie, échevin : le 05/06/1665, Jean de la Hérie donne une terre à son beau-fils Libert BOUILLON. (R.T.).

  • · Mre Toussaint Bouillon, chanoine de Nassogne, est parrain, en 1685, de Marie-Lambertine, une fille du Bailli (A.P).
    En 1664, ce chanoine présente en justice une lettre de Mre Charles Jamotte, curé de Marcheur (R.T.).
  • · DOM Lambert Bouillon, né en 1629 est entré chez les bénédictins de Liesse, y fit profession en 1651 et reçut le sacerdoce en 1658. Il devint prieur de l'Abbaye.
    A cette époque, il intervient au sujet de la réforme de l'abbaye de St-Gérard-Lez-Namur. Coadjuteur de l'Abbé DOM François Louchier à Liesse, il lui succède en 1678 et meurt en 1708. D'une façon générale, les historiens le regardent comme un moine instruit. Cependant le goût du faste pour son abbaye lui fit faire des dépenses exagérées, ce qui lui attira les foudres de l'archevêque de Cambrai, le célèbre Fénélon. Plusieurs lettres de cet illustre écrivain rappellent des divergences de vues avec l'Abbé DOM Lambert Bouillon (304).
  • Liberté Bouillon, doit être né avant le précédent, car en 1652, il est déjà signalé comme bailli de St-Hubert. En cette qualité, il était l'officier administrateur de la Terre de Saint-Hubert pour le compte du Sgr Abbé. On lui donne l'appellation de "maistre" ce qui nous fait supposer qu'il avait un grade universitaire. Il épousa damoiselle Anne-Jeanne CHABOT au plus tard en octobre 1665, date à laquelle cette dame est marraine et qualifiée de "ballina". L'acte de décès de Anne-Jeanne CHABOT rappelle que ces époux eurent douze enfants, parmi lesquels 3 chanoines et 5 religieuses.

1. Toussaint François BOUILLON, baptisé le 03/11/1666, est dit chanoine de Toul.

2. Marie-Jeanne BOUILLON baptisée le 09/02/1668

3. Jeanne Benoiste BOUILLON, baptisée le 18/12/1669, confirmée en 1680 .

4. Henri BOUILLON, baptisé le 10/02/1672 et confirmé en 1680, est témoin du second mariage de sa mère le 21/02/1697, avec la mention "Domino", ce qui nous permet de croire qu'il est prêtre. L'année suivante, il est de nouveau témoin à un mariage où il est signalé "canonicorum malbodiensium preapositus". Il est donc chanoine prévôt du chapître de Maubeuge.

5. Anne-Catherine BOUILLON, baptisée le 20/02/1674, confirmée en 1680, épousa le 17/10/1691, le Sr Jean-François du Fosset.

6. Elisabeth-Catherine BOUILLON, baptisée le 08/02/1676, est signalée religieuse des filles N-Dame à MONTZ en 1695.

7. Barbe-Dorothée BOUILLON, baptisée le 27/10/1679, confirmée en 1680, donc à l'âge d'un à peine .

8. Agnès BOUILLON, baptisée le 12/01/1682.

9. Marie-Lambertine BOUILLON, baptisée le 05/03/1684.

10. Lambert-Dieudonné BOUILLON, baptisé le 10/06/1686, obtint un canonicat au chapître collégial de TOUL, où il est décédé en 1760.

11. Marie-Rose BOUILLON, baptisée le 16/09/1688. Elle est restée célibataire et fut une bienfaitrice de l'Eglise St-Gilles et des écoles. Elle est morte en 1765 et fut enterrée dans l'Eglise St-Gilles comme le rapporte le curé de ce temps.

Une donation faite par la veuve Bouillon en 1695, nous apprend que ses filles Jeanne et Elisabeth étaient religieuses, filles de N-Dame à MONTZ. Un mot encore sur les parents de cette famille: le bailli Liberté BOUILLON est décédé en 1693. Quelques années plus tard, damoiselle Anne-Jeanne CHABOT se remarie avec Sr Nicolas AMBROSY, bailli de St-Hubert, soit le 21/02/1697; elle est âgée alors de 49 ans. Elle est morte à 91 ans le 09/06/1739, et fut enterrée en grandes pompes dans le choeur de l'Eglise St-Gilles (A.P.).

Un autre prêtre de ce nom : Mre Jean BOUILLON, assiste au mariage de Pierre DANDOY et Marie-Jeanne PARENT, célébré à la Chapelle St-Roch le 30/06/1700 . Ce prêtre, baptisé le 17/02/1640, pourrait être le fils de Michel BOUILLON et de Apolline.

Par l'intermédaire de son prieuré de Chauvency, l'abbaye de Saint-Hubert possèda également une ferme à LA FERTE (22). Celle-ci avait tout d'abord été vendue le 13/11/1669 par Philippe CONRARD, baron de Boetzelaer (23) au sieur Liberté Bouillon, bailli de Saint-Hubert, pour une somme de 800 écus blancs aussitôt versés.

(22) La Ferté sur Chiers, canton de Carignan.

(23) Les Boetzelaer, qui portaient de gueules à trois crampons d'or, étaient seigneurs de Tassigny, commune de Sapogne-sur-Marche. Après l'annexion d'YVOIS (anciennement Carignan) et sa prévôté par la France, une partie de cette famille vendit les biens qu'elle possèdait dans cette région.

 

ORIGINE DE LA FAMILLE DE MUSSY-LAMORTEAU

 

Hubert est dit bourgeois de MUSSY en 1693. Il est né en 1629, mais j’ignore où. En ce qui concerne ses enfants éventuels, seule Catherine née en 1666 et épouse de Jacques GEORGES est dite comme sa fille dans les registres paroissiaux de MUSSY.
Pour ce qui est de Jean né en 1655, époux Claudon MARQUIS; de Elisabeth née le 26/11/1659 épouse en premières noces de Nicolas PASCHAL et en secondes de Jacques JEANFIS; de Jeanne BOUILLON née en 1659, épouse de Jean MAGNETTE; de Catherine née en ? , épouse de Philippe MAGNETTE; et de Jean né en 1650, époux de Philipotte EVRARD (dit le jeune), RIEN ne prouve qu'ils soient les enfants d'Hubert et de Magdelaine MARCHAL.

Mme Jones a dans les oeuvres de lois de MUSSY trouvé traces de partages d'héritages entre ces diffèrentes personnes. Elle pense qu'il s'agit de neveux ou de nièces d'Hubert ou même de frères et soeurs. Une Elisabeth est dite soeur à Hubert dans les oeuvres de lois, mais s'agit-il d'Elisabeth née en 1659 ou d'une autre. Il est regrettable que les registres paroissiaux ne donnent pas l'identité des parents de ces BOUILLON.
De la famille de Lamorteau, certains sont partis sur la FRANCE: d’une famille d’Allondrelle est issu un nommé LEVEQUE qui habite GOUVIEUX à 50 km au nord de PARIS.

 

BOUILLON dans la SARRE et ailleurs

 

Je viens de recevoir de Walter PETTO, (Kolhweg, 54 à D66123 Saarbrucken), les renseignements suivants :

un Bernard BOUILLON, né vers 1690/1700 à ? , fait son apparition à ZUSCH (région de TREVES); il est marié à Marie ?. Vers 1720, ses deux fils, Jean et François, ont beaucoup de descendants.
Les Bouillon de la Sarre étaient au départ des bûcherons et des charbonniers, gens très pauvres et de condition sociale peu élevée, et plutôt vaguants.

(Lire à ce sujet l'article de Georg Jakob Meyer, "Arbeiter aus Ardennen und Gaume-Land gründen drei Hochwalddörfer" paru dans "Tablettes d'Ardennes et Eifel", Tome II, 1er fascicule, Malmedy 1963. L'auteur y explique le passage et l'installation de charbonniers dans trois villages du Hochwald. Certains s'y établirent, et on trouve encore, dans certains villages des environs, les noms bien francophones de ces saisonniers originaires d'Ardennes et de Gaume...)


Vers 1720, Il y a aussi Philippe BOUILLON, de passage, qui pourrait être le frère de Bernard.
Il me parle aussi de Joseph BOUILLON né à Hussigny près de Longwy vers 1650, et ses descendants, que nous trouvons dans les bois autour des forges des Vosges du Nord et du pays de Bitche.
Il perd leur trace vers 1760.


J’ai été visiter le cimetière d’HUSSIGNY: je n’ai pas trouvé de BOUILLON enterré à cet endroit. Il faudrait compulser les registres paroissiaux...
Lignée qui touche Saulnes, et Rodange en plus d’Hussigny. Cette branche est plus que probablement apparentée à la nôtre.
Il reste à trouver le fil conducteur pouvant relier ces familles.

 

Un autre BOUILLON se trouve en Alsace où il décède vers 1699. Il est dit originaire de Hesny près de Logwi en Belgique.

 

J’ai connaissance aussi de BOUILLON qui se sont établis dans la région de THANN, COLMAR vers 1705/1710, et qui , dit-on, viendraient de Lorraine, et qui étaient potiers d’étain. Par la suite certains sont devenus vignerons près de Colmar. Mr Christian SUSSMILCH de Condom est apparenté à cette branche.

 

Un Aegidius ou Gil BOUILLON de Malmedy s'établit à BRUNEBERG dans la vallée de la Moselle en 1706. Cette famille s'écrit maintenant BOUJONG.

Un PULJUNG de l'Illinois est descendant d'Adam PULJUNG qui a émigré au Banat (aujourd'hui la Roumanie), avant 1789. Ce nom est le résultat de la mutilation de la graphie Bouillon par les autorités hongroises.

 

Un Jean BOUILLON, né en 1791 et mari en secondes noces de Jeanne SCHINDLER, est parti pour Buffalo/ NY vers 1850; son frère Peter, marié à Hélène PIER, se trouve aussi à BUFFALO vers 1852. Il serait parti de la région de BLÂMONT.(FR).

 

De nombreux BOUILLON se trouvent à GIGNAC (Hérault).

 

De nombreux BOUILLON se trouvent également dans la paroisse de Volsmunster près Bitche (Moselle), venus de la région de Longwy, après 1700 ( à relier).